13/09/2010

La Conjuration de Cluny / Alcante, Malisan / Glénat / coll.Caractère

 

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Construire une histoire commence par une intention, un éventuel message à communiquer. Puis vient la forme. Les contours peuvent en être extrêmement variés. La richesse du récit dépend du bagage culturel de celui qui le conçoit. Imaginez que vous vouliez éveiller les consciences quant aux manipulations dont se rendent coupables les dirigeants de ce monde pour arriver à leurs fins. Prenons un exemple frappant, l’attentat du onze septembre. Partisan de la théorie du complot, vous voulez partager cette conviction. Mais pour convaincre, il vous faut démontrer que cette pratique est efficace et a toute sa raison d’être, qu’elle a donc forcément été utilisée. Vous puisez alors dans l’histoire de l’humanité afin d’y dénicher des événements comparables. Et là, vous tombez sur l’abbaye de Cluny, haut lieu de la chrétienté, théâtre de jeux d’influences des puissants à l’époque des croisades. Voilà, le décor est planté, les personnages vont de façonner et l’intrigue va pouvoir se développer, une succession de rebondissements qui mèneront vers votre objectif : la dénonciation de notre trop grande crédulité de citoyen lambda. Petite parenthèse : lisez l’édifiant bouquin « La Stratégie du choc » de Naomi Klein. Quant à cette BD de Alcante et Malisan, les intentions, si elles sont louables, apparaissent un peu téléphonées, gâchant l’effet de surprise final. « La Conjuration de Cluny », chez Glénat, collection Caractère.

 

BD commentée par Marc Descornet

 

07:00 Écrit par Marc Descornet - La BD en Bulles dans Commentaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : la conjuration de cluny, alcante, malisan, glénat, caractère |  Facebook |

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