13/07/2010

Les Princesses égyptiennes / Baranko / Les Humanoïdes Associés

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Igor Baranko avait suscité un grand intérêt avec sa série « La danse du temps ». Il confirme sa maîtrise graphique originale avec ce diptyque en noir et blanc. Les récits de Baranko sont d’une densité étonnante, qui peut désarçonner le lecteur mais aussi l’imprégner tout entier de l’atmosphère de l’histoire. « Les Princesses égyptiennes » n’y déroge pas. Les cent vingt premières pages qui constituent le premier tome nous emmènent dans l’Egypte de Ramsès III, considéré comme le dernier des Pharaons avant le déclin de l’empire égyptien. Un complot visant à éliminer les deux filles illégitimes du Pharaon va mettre en scène un sorcier multicentenaire retranché dans une cité maudite, la cité d’Akhenaton, le Pharaon qui a voulu supprimer le culte des dieux au profit d’une divinité unique. On dit que son âme hanterait toujours les lieux et que ses secrets sont fort convoités. Mais que personne n’est jamais revenu vivant de la cité perdue. Une quête va débuter et emmener les deux princesses dans des directions différentes, leur destin sera hors du commun. Basé sur une documentation fouillée, ce récit préfacé par Christian Jacq, égyptologue reconnu, prend toutefois des libertés afin de sublimer l’aspect fantastique, mais ça reste marginal et, surtout, très à propos. Une superbe évocation, une aventure prenante : « Les Princesses égyptiennes », par Baranko, aux éditions Les Humanoïdes Associés.

 

BD commentée par Marc Descornet

 

07:00 Écrit par Marc Descornet - La BD en Bulles dans Commentaire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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