21/06/2010

Ranx / Intégrale / Liberatore, Tamburini, Chabat / Drugstore

ranx

Il y a près de quarante ans apparaissait en Italie un personnage qui allait marquer durablement les esprits. Ranxerox est un robot androïde créé au départ d’éléments de photocopieur. D’une force prodigieuse, Ranx a tendance à régler les problèmes de façon percutante et radicale. Dans ses premières péripéties, il fait taire un bébé braillard en lui encastrant littéralement son poing dans la figure. Ranx n’a aucun sens moral. Et pourtant, les circonstances vont l’amener à ressentir des sentiments, à commencer par le plus noble, l’amour. Ranx s’éprend de Lubna, une adolescente dépravée à qui il doit fournir de la drogue par tous les moyens et dont il doit satisfaire tous les caprices, principalement sexuels. Ranx s’acquitte docilement des exigences de Lubna. Ca devient le leitmotiv de toute cette série qui n’a pas pris une ride. Résolument trash, Ranx est une BD qui dérange. Le sexe pervers et la violence extrême y sont omniprésents. Le ton est gore à souhait. Il n’y a apparemment aucune revendication sous-jacente, ni message quelconque, tous ces excès semblent purement gratuits. Et pourtant Ranx plaît aux lecteurs. Il a un côté second degré, un humour très limite, une irrévérence prononcée à l’égard des conventions sociétales. A mille lieues du politiquement correct et de la toute puissance du bien-pensant : « Ranx », une BD indispensable de Liberatore, Tamburini et Chabat, aux éditions Drugstore.

 

BD commentée par Marc Descornet

 

07:00 Écrit par Marc Descornet - La BD en Bulles dans Commentaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : chabat, integrale, drugstore, ranx, liberatore, tamburini |  Facebook |

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