15/03/2010

L’Ouvre Temps / Valérian et Laureline, T.21 / Christin, Mézières / Dargaud

C’est triste à admettre mais cet ultime album de « Valérian et Laureline » n’est pas très inspirant. Il laisse le lecteur dubitatif tant au niveau de la qualité du scénario que des imperfections du dessin. Et pourtant, on ne peut pas accuser les auteurs de na pas avoir mûrement réfléchi et minutieusement préparé la conclusion de cette fantastique saga de science-fiction qui nous tient en haleine depuis quarante ans. Mais voilà, la pirouette finale n’est pas à la hauteur de l’engouement suscité par les premières aventures. Autant dès lors nous replonger dans les épisodes les plus emballants comme « Bienvenue sur Alflolol », l’une des premières BD à traiter de problèmes écologiques, ou encore le diptyque « Métro Châtelet direction Cassiopée » et « Brooklyn station terminus cosmos » qui dénonce les effets néfastes des intérêts purement économiques, un thème qui sera poussé encore plus avant avec « Par des temps incertains », véritable dénonciation du capitalisme sauvage contemporain. C’est une série engagée qui s’achève. Reconnaissons aux auteurs la lucidité de s’arrêter avant de déforcer leur œuvre tout entière. Car dans sa globalité, c’est bel et bien un des jalons essentiels du neuvième art dont l’épilogue nous est proposé, une conclusion aux allures d’apaisement. « L’Ouvre Temps », vingt-et-unième tome de « Valérian et Laureline », par Christin et Mézières, aux éditions Dargaud.

 

BD commentée par Marc Descornet

07:00 Écrit par Marc Descornet - La BD en Bulles dans Commentaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dargaud, christin, mezieres, l ouvre temps, valerian et laureline |  Facebook |

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