31/07/2009

Le Maître du temps / Le Monde selon François, T.3 / Collin, Zabus / Dupuis / coll.Punaise

Dans un format sensiblement plus petit que les BDs habituelles, ce nouvel opus de la collection punaise nous réserve un extraordinaire récit. François est un petit garçon dont les parents sont séparés. Quand il est avec son papa, il n’est pas heureux. Et pourtant il adore son papa. Mais son papa est atteint d’une terrible maladie de notre temps. Il est soumis à une pression considérable de son emploi. Le temps et l’emploi, lorsque ces deux éléments sont conjugés, cela peut provoquer des problèmes de gestion de l’emploi du temps. Le papa de François est est tellement accaparé par les délais que lui donne son patron qu’il en oublie de consacrer le temps nécessaire à l’épanouissement de son fils. Il vient chercher François en retard à la sortie de l’école. Une fois de retour à la maison, il se rue sur ses dossiers. François n’en peut plus. Il tente d’attirer l’attention de son papa, mais rien n’y fait. La communication ne passe pas. François va alors entrer en guerre ouverte contre le maître du temps. Le thème de cet album est extrêmement rarement évoqué. C’est pourtant est un fléau qui fait tragiquement la une de l’actualité chaque été lorsque des enfants en bas âge meurent déshydratés dans leur siège auto, oublié par papa ou maman trop pris par le travail. « Le Maître du temps », troisième tome du « Monde selon François » par Collin et Zabus, aux éditions Dupuis, collection Punaise.

 

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30/07/2009

Harding was here, T.1 / Adam, Midam / Quadrants

Le dessinateur de Midam signe ici un scénario original et qui dénote de sa production habituelle. Le trait semi-réaliste d’Adam sert parfaitement ce récit sympathique. Harding est un richissime amateur d’art. Comme bien des milliardaires, il ne sait plus quoi inventer pour briser la monotonie. EH bien, lui, il a trouvé un bon filon. Car Harding est aussi un redoutable bricoleur. Il a mis au point une machine à voyager dans le temps. Sa petite idée, c’est de remonter à l’époque où les futurs génies de la peinture en étaient à leur débuts et de leur acheter à vil prix un croquis ou une toile qui, une fois rapatriée dans le présent vaudrait son pesant d’or. Mais la concrétisation de cette iéde astucieuse occasionne quelques perturbations. Les interventions de Harding dans le passé influencent le destin des grands artistes et bouleverse leur devenir. Vincent Van Gogh connaîtra ainsi une brillante carrière dans la lutte ouvrière au lieu d’être l’artiste maudit que nous connaissons. Rembrandt sera jugé pour proxénétisme et sacrilège ; il croupira en prison sans pouvoir peindre le moindre chef d’œuvre. Harding s’essaye à l’exercice inverse, rendre célèbre un obscur petit peintre méconnu. C’est drôle, inventif, surprenant, rudement bien construit, et divertissant à souhait. Et de plus, c’est une belle évocation de la vie de quelques grands peintres. « Harding was here », premier tome, par Adam et Midam, aux éditions Quadrants.

 

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29/07/2009

Gil Jourdan / Intégrale 1 / Tillieux / Dupuis

Maurice Tillieux a connu un parcours ardu pour arriver au succès mais pas exceptionnel pour sa génération d’auteurs. C’était l’époque où l’on se formait sur le tas, en tâtonnant, en allant chercher des conseils chez les aînés. Et c’est à force de persévérance qu’un dessinateur arrivait à percer. Tillieux n’était pas graphiquement un virtuose reconnu, mais il avait un incontestable sens de la narration. Il avait de plus trouvé une excellente recette, mettre en scène un trio de personnages aux caractères antagonistes. Après des essais et la série Félix qui connûrent un succès appréciable, Tillieux remet le couvert sur une même canevas avec le détective Gil Jourdan, homme de poigne, élégant et astucieux, flanqué de Libelulle, un cambrioleur reconverti experts en calembours douteux, et de l’inspecteur Crouton, un moustachu un peu benêt mais qui connaît son métier. Et la cerise sur la gâteau, c’est la secrétaire de choc de Gil Jourdan qui se nomme justement Cerise. Les trois premières enquêtes que regroupe cette intégrale plantent le décor et affirment déjà l’incroyable talent d’un génie trop peu connu, Maurice Tillieux, avec son style inégalé, à la fois rigoureux, humoristique et admirablement délayé. A mentionner une passion assouvie de Tillieux pour les engins mécaniques en tous genres. « Gil Jourdan », première intégrale, par Tillieux, aux éditions Dupuis.

 

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28/07/2009

La confession d’Agathe / Le dernier des Schoenfeld, T.1 / Bartoll, Hervan / Glénat / coll.Grafica

En guise de mot d’introduction, Agnès Bartoll nous fait le récit d’un pan de son histoire familiale. Cette fiction, publiée sous forme de mini-série, est en effet inspirée de faits réels, ayant été vécus par sa mère, unique survivante de l’holocauste. Sentant son heure venir, Agathe apprend la vérité à John, le fils de sa sœur qu’elle a élevé comme le sien. Leur nom de famille n’est pas Dillman mais bien Schoenfeld. À travers de nombreuses photographies, Agathe retrace l’histoire d’une famille heureuse possédant même un domaine tant les affaires fonctionnent bien. L’arrivée des Allemands va tout changé. Après la mort d’Agathe, John se rend à Rabaillac, petit village de France où habitait sa famille. À présent, ce sont les Auberoche qui sont maître du domaine, tout comme de l’usine dirigée auparavant par son père. Bien décidé à faire la lumière sur ces événements, John tient là son nouveau roman. Cette grande saga familiale retrace l’enquête menée par un jeune homme sur ses origines jusque là inconnues. L’intrigue est savamment distillée dans cette fiction historique au dessin semi-réaliste. Très réussi, le graphisme est rehaussé par sa mise en couleur à l’aquarelle. « La confession d’Agathe », premier tome de la trilogie « Le dernier des Schoenfeld », par Bartoll et Hervan, est paru aux éditions Glénat, collection Grafica.

 

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27/07/2009

La malédiction de Garlath / L’épée de feu, T.1 / Cordurié, Kovacevic, Héban / Soleil / coll.Celtic

Toute nouvelle série d’Héroïc Fantasy, cet album nous entraîne au cœur de la Bretagne des années mille huit cent quarante huit. Dans la ville de Dinan, Terreg Halon est à la tête d’un groupe de contrebandiers. Depuis la mort de son frère, Similien, Terreg se montre un peu trop audacieux et à force, certains de ses compagnons le quitte. Une nuit, alors que les contrebandiers attendent une nouvelle livraison, Terreg aperçoit une galère échouée. Terreg et son cousin découvrent l’équipage maudit et délivrent Lifelde, une enchanteresse. Lorsque ses compagnons se font assassiner, Terreg promet d’aider celle-ci une fois sa vengeance accomplie. Mélange d’histoire et de sorcellerie, ce premier volume pose les bases d’un récit intéressant. La lutte entre les entités sorcières rivales fait rage et auréole de mystère cette histoire rythmée par l’action. L’environnement des protagonistes semble très réel et contrebalance parfaitement le côté fantastique du récit. Le graphisme est quant à lui magnifiquement réalisé et est rehaussé par une palette de couleurs plutôt sombre. Tous les éléments sont donc réunis pour faire de cette nouvelle saga une série prometteuse ! « La malédiction de Garlath », premier tome de « L’épée de feu », par Cordurié, Kovacevic et Héban, est paru aux éditions Soleil, collection Celtic.

 

BD commentée par Maïté Vanneste

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26/07/2009

Aqua Knight, T.2 / Kishiro / Glénat / coll.Manga Shonen

Cette mini-série de trois volumes est l’œuvre du désormais célèbre auteur de « Gunnm ». Sur ce monde recouvert d’eau, nous suivons le périple de Lulya, une aqua knight en formation, à la recherche d’un jeune garçon nommé Ashika. Ce dernier a été enlevé par Alcantara, un inventeur toujours en quête de perfection. Sur son chemin, Lulya se fait prendre au piège dans le château du terrible Demon Knight Basso. Désirant plus que tout s’emparer de la dague de la mort, Basso est prêt à se débarrasser de la jeune fille qui la possède. Face à ses sorts psychiques, il faudra à Lulya toute sa concentration pour sortir victorieuse de ce combat ! Bien loin de l’univers sombre de « Gunnm », cette série offre un univers original, où les chevaliers chevauchent non pas des chevaux mais des orques. L’ambiance de cette quête initiatique est plutôt détendue et les rebondissements n’offrent pas de réelles surprises. Déroutant par son ton singulier et sa pointe de naïveté, le récit est découpé en nombreux chapitres et sous-chapitres. Quant aux protagonistes, ils sont attachants, même si les méchants sont difficiles à prendre au sérieux. Côté graphisme, l’auteur utilise un trait plus simple et plus lisse que celui de la série « Gunnm ». Moins détaillés de manière générale, les décors comme les personnages sont assez sobres. Le second tome d’« Aqua Knight », par Yukito Kishiro, est publié aux éditions Glénat, collection Manga Shonen.

 

BD commentée par Maïté Vanneste

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25/07/2009

Des lendemains sans nuage / Meyer, Gazzotti, Vehlmann / Le Lombard / coll.Signé

Cet album paru il y a quelques années bénéficie d’une réédition au sein de la prestigieuse collection Signé, un peu comme une reconnaissance des auteurs en tant que grands noms du neuvième art. Fabien Vehlmann est un scénariste de qualité, habitué aux histoires bien enlevées, originales, qui font bien ressentir le plaisir de l’écriture. Quant à Ralph Meyer et Bruno Gazzotti, leurs styles graphiques, bien que présentant quelques similitudes, ont admirablement évolué. Dans ce one shot d’anticipation, nous suivons les tentative d’un homme de modifier l’avenir de notre société. Il est vrai que ce futur est peu encouragenat. Le monde est asservi par un certain F.G.Wilson qui est arrivé à se fins de manière très incidieuse. Wilson a apporté un confort technologique à l’humanitéqui confère une certaine forme d’immortalité. Vu le succès et en évolution logique, des puces décuplant nos facultés sont implantées dès la naissance. Elles comportent une clause qui tombe sous le sens interdisant de nuire à Wilson, sous peine de chocs cérébraux insupportables. Ce scénario de départ ressemble au succès de Bill Gates et de son système d’exploitation. L’exlpoitation des gens, voilà surtout le thème récurrent de cette excellente BD composée de plusieurs sous-récits édifiants. « Des lendemains sans nuage », par Meyer, Gazzotti et Vehlmann, aux éditions Le Lombard, collection Signé.

 

BD commentée par Marc Descornet

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