11/06/2009

L’Univers cannibale / Les Naufragés du temps, T.4 / Forest, Gillon / Glénat / coll.Grafica

La réédition d’un des monuments de la BD de science fiction a ce léger goût de suranné qui plaît aux nostalgiques. Mais ce qui est surprenant avec « Les naufragés du temps », c’est que notre sentiment de lecteur est partagé. Dès les premières pages, on oublie le temps passé et on se plonge ou replonge dans cet univers très particulier imaginé par Forest et Gillon, cet univers décalé à cheval entre le sérieux un peu kitch d’un feuilleton et l’humour grinçant, voire caustique, très discret, qui donne ce petit supplément d’âme à la série et qui contribue à lui assurer sa longévité. Une remise en couleurs soignées achève de convaincre. L’idée de départ est assez banale, un homme et une femme perdus dans l’espace dans des caissons cryogéniques se réveillent mille ans plus tard mais pas au même endroit. Christopher va alors déployer toute son énergie pour retrouver Valérie, dont il est d’ailleurs amoureux. Mais dans sa quête, Chris va croiser d’autres femmes très attirantes et succomber à leur charme. Ces écarts vont lui valoir la jalousie de Valérie qui va se muer en une haine féroce. Les aléas de l’histoire vont les balader d’un monde à l’autre, d’une planète à un trou noir. Ce quatrième opus les emmène dans les entrailles d’un lombric gigantesque qui digère les voyageurs imprudents. « L’Univers cannibale », « Les Naufragés du temps » par Forest et Gillon, aux éditions Glénat, collection Grafica.

 

BD commentée par Marc Descornet

07:00 Écrit par Marc Descornet - La BD en Bulles dans Commentaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : forest, glenat, grafica, l univers cannibale, les naufrages du temps, gillon |  Facebook |

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