30/05/2009

La Légende / L’Ultime chimère, T.3 / Bollée, Mangin, Héloret, Griffo / Glénat / coll.Grafica

Cette BD nous fait voyager dans le temps au travers de séquences situant le développement du récit à différentes époques. Tout aurait commencé un jour en Syrie au vingt-sixième siècle avant Jésus-Christ. Un berger assiste à un événement extraordinaire, la chute de deux objets célestes. Bien plus tard, en l’an deux mille cent dix-neuf de notre ère, à bord de la plate-forme spatiale de Hadden, le premier siège social à se situer dans l’espace en orbite géostationnaire, une équipe de chercheur se penche sur le cas d’un homme apparemment immortel. Cet homme représent peut-être l’aboutissement pour Arthur Witzler, un self-made-man visionnaire, à la tête d’un empire financier, qui dirige aussi une fondation qui a pour but de recenser tous les mystères et phénomènes inexpliqués depuis l’origine des temps. Il en tient un beau spécimen, plein de mystères. Nous découvrons aussi la légende de Nemrod, deux versions qui occupent une bonne partie de cet album. En soi, ce n’est pas dérangeant et on se laisse emmener par cette histoire historico-symbolique, mais elle nous éloigne du récit et ralentit le rythme des révélations. Il s’agit probablement de poser des jalons, des éléments dont le sens apparaîtra par la suite. « La Légende », troisième tome de « L’ultime chimère », par Bollée, Mangin, Héloret et Griffo, aux éditions Glénat, collection Grafica.


BD commentée par Marc Descornet

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29/05/2009

Les nuits assassines / Goum, Buyn Ki-Hyun / Casterman / coll.Univers d’auteurs

Ce récit se situe dans les Alpes autrichiennes dans les années septante. Un homme meurt dans la fleur de l’âge, plongeant sa famille dans un profond désespoir. Son épouse Helga, jeune veuve, n’a jamais vraiment été acceptée par cette famille aux rancoeurs dissimulées et tenaces. Ce n’est pas cet isolement tragique qui va arranger les choses. D’ailleurs, la situation va empirer très rapidement. Un nouveau décès, terrible, va endeuiller ce petit monde ; un bébé meurt accidentellement étouffé. Puis c’est une véritable série noire qui voit les morts se succéder à un rythme effarant. Ces bouleversements déstabilisent ce microcosme, font resurgir les vieilles histoires, les secrets inavouables. C’est joliment dessiné et rudement bien structuré. La tension monte crescendo jusqu’au dénouement final. Les révélations éclairent le lecteur au compte goutte. Ce polar dense prend une dimension plus angoissante encore lorsque le surnaturel s’y invite. Un sentiment d’horreur étreint alors le lecteur avec insistance. Il n’y a bientôt plus aucun doute que ce sont des meurtres. Mais les circonstances posent question, et pas seulement quant à l’identité du coupable. Ce qui est surtout intéressant, ce sont les relations entre les protagonistes, leurs réactions, la mise en lumière de leur bassesse. Une belle réussite : « Les nuits assassines », par Goum et Buyn Ki-Hyun, aux éditions Casterman, collection Univers d’auteurs.


BD commentée par Marc Descornet

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28/05/2009

Laika / Abadzis / Dargaud

Laika est le premier être vivant à être envoyé dans l’espace. Cet album relate l’épopée de cette grande victoire pour l’homme et cet extraordinaire mais tragique destin pour l’animal. Petite, Laika est adoptée par Mikhaël, un jeune garçon qui ne s’en occupe pas. Rapidement abandonnée, la jeune chienne erre un temps dans la ville jusqu’au jour où la fourrière l’attrape et la conduit à l’institut de médecine aéronautique. Là, Laika fera la connaissance de Yelena, jeune assistante au grand cœur qui travaille au chenil. Baptisée Koudriavka, la petite chienne entame son entraînement. D’un naturel très docile, elle fait partie des trois chiennes sélectionnées pour participer à un « vol spécial », sans espoir de retour. Parallèlement, on en apprend plus sur l’ingénieur en chef du projet, autrefois prisonnier dans un goulag de Sibérie. Dix-huit ans plus tard, les Russes ont réussi à envoyer le premier satellite artificiel en orbite autour de la Terre et c’est dans ce climat festif que la course à l’espace poursuit son cours. Revenant sur les premières années de la conquête spatiale, ce roman graphique relève de l’imaginaire avec la jeunesse de Laika et du réel par les nombreux détails fournis sur le programme Spoutnik II. Les personnages sont attachants et le graphisme très lisible et dense. D’une grande sensibilité, le récit a été récompensé par un prix l’an dernier. « Laika », par Nick Abadzis, est paru aux éditions Dargaud.

 

BD commentée par Maïté Vanneste

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27/05/2009

Chine. Regards croisés / Collectif / Casterman / coll.Ecritures

Après la Corée et le Japon, c’est au tour de la Chine de se dévoiler dans cet album composé d’une dizaine de courts récits. Intitulé  « The king of Kowloon », ce résumé de la vie de Tsang Tsou-Choi force le respect face à tant de détermination. S’autoproclamant empereur du territoire de Kowloon dans les années cinquante, il revendique son titre par décrets écrits partout dans la ville. Considéré comme pionnier par la communauté internationale des graffeurs, Tsang continua à marquer de sa calligraphie particulière tout support à sa portée dans sa maison de repos. Plus contemporain, « Visa » décrit la rencontre de deux jeunes adultes en quête d’évasion. Lui est là pour prendre du bon temps, mais commence à douter, elle est là pour lui en donner mais surtout pour être payée. Pour quitter le pays, cette jeune femme va jusqu’à se prostituer car c’est le moyen le plus rapide d’obtenir de l’argent. Traditions et modernité se côtoient allègrement dans ce collectif présentant la Chine d’aujourd’hui, à la fois éternelle et en perpétuelle transformation. Signé par ces auteurs français et chinois, l’album offre une grande diversité de styles graphiques, enrichissant ainsi les récits. Fantastique, poésie et humour donnent le ton pour ce troisième volet d’une série consacrée aux principaux pays d’Asie producteurs de BD. « Chine. Regards croisés » est un album collectif paru aux éditions Casterman, collection Ecritures.

 

BD commentée par Maïté Vanneste

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26/05/2009

Achille Talon n’arrête pas le progrès / Achille Talon, T.48 / Veys, Moski / Dargaud

Avec ses jeux de mots et ses tournures de phrases alambiquées, notre cher bourgeois ventripotent est de retour après presque deux ans d’absence. Réfractaire au progrès et à ses nouvelles technologies, Achille Talon a bien du mal à empêcher son voisin Lefuneste d’installer son antenne parabolique. Qu’à cela ne tienne, il a plus important à faire : se réconcilier avec sa chère Virgule. Suite à une soirée au casino, Achille a perdu son sang froid et a insulté la demoiselle de son cœur. Entre deux tentatives de maîtrise face à ses soudaines mais légendaires colères, Achille Talon achète un second véhicule. Plus moderne, celui-ci présente l’inconvénient d’analyser le taux d’alcoolémie du conducteur avant de l’autoriser à démarrer. Terrible obstacle pour Alambic, père d’Achille et grand amateur de bières qui n’hésite pas à en référer au conseil des ministres. Heureusement pour Achille, sa voiture chérie passe toujours le contrôle technique ! Création de Greg, Achille Talon est l’archétype du français moyen. Repris par ce duo d’auteurs depuis le tome précédent, la série se modernise surtout par ses gags qui ont trait aux contrôles radars, à l’alcool au volant ou au tourisme et ses voyages low cost. Le graphisme est quant à lui simple mais rigoureux et détaillé, rappelant le style de Greg. « Achille Talon n’arrête pas le progrès », quarante-huitième tome des aventures d’Achille Talon, par Veys et Moski, est paru aux éditions Dargaud.


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25/05/2009

Oseras-tu ? / Box, T.3 / Mounier / Bamboo / coll.Grand Angle

Erica est une danseuse de charme. Elle est morte puis ressuscitée et dotée de pouvoirs surnaturels. Il semble qu’une mystérieuse entité soit à l’origine de ce miracle. Un objet cubique vieux de quatre mille ans appelé Box. Le FBI est à la recherche de Box. Les Russes sont aussi à la recherche de Box et suivent la même piste. C’est que cette boîte recèle un pouvoir phénoménal qui assurerait une avancée technologique et une suprématie sur le monde à celui qui la maîtriserait. Ce n’est pas si simple car Box interagit avec son environnement et ceux qui s’en approchent. Nous connaîtrons bientôt son contenu mais nous n’en aurons pas pour autant les explications. D’étranges symboles mélangent du sumérien ancestral, des hiéroglyphes égyptiens et des inscriptions araméennes figurent sur Box. La technologie qui l’a conçu n’existe par contre pas encore. Voilà un paradoxe bien épais. Ce récit apporte un semblant de réponse à quelques interrogations parsemées sur le trois premiers tomes. Mais les questions en suspens restent si nombreuses que l’on se demande si la mention « fin de cycle » est bien justifiée. C’est donc reparti pour un tour. Pourvu que l’intrigue s’étoffe significativement au risque de voir les lecteurs déserter la série. « Oseras-tu ? », troisième tome de «  Box », par Alain Mounier, aux éditions Bamboo, collection Grand Angle.


BD commentée par Marc Descornet

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24/05/2009

L’étirement du plexus brachial / Sylvain, Moizie / Delcourt / coll.Shampooing

L’arrivée d’un nouveau-né au sein d’un jeune couple est un événement heureux. Pourtant, c’est également un moment de doute et de stress intense. Imaginez qu’en plus un accouchement difficile entraîne un étirement du bras du petit bout’ chou et voilà, vous obtenez des parents morts d’angoisse. C’est le parcours de notre couple qui, avec l’arrivée de Jeannette, doivent apprendre à jongler entre kinésithérapeute, ostéopathe et autres spécialistes en tous genres. Rapidement, le doute s’installe dans l’esprit de nos jeunes parents. Impuissants face à tant d’avis divergents, ils doutent d’eux-mêmes et finissent par se croire mauvais parents. Jeannette la minette ne semble pourtant pas malheureuse, c’est même une enfant plutôt facile. Face à ce début de vie plutôt chahuté, cette petite minette s’en sort bien, tellement bien que son bras finit par guérir ! Ce récit autobiographique est marqué par différents chapitres, chacun d’eux dominé par une couleur principale. Raconté avec une pointe d’humour, les auteurs partagent leur intimité, où la détresse et la sincérité touchent et c’est avec soulagement que l’on accueille la mobilité retrouvée du bras de la petite Jeannette. Côté graphisme, le trait rapide, presque brouillon, fait parfaitement ressentir le stress de ces premiers mois. « L’étirement du plexus brachial », par Sylvain et Moizie, est paru aux éditions Delcourt, collection Shampooing.


BD commentée par Maïté Vanneste

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