30/04/2009

La rançon impossible / Damoclès, T.2 / Henriet, Callède / Dupuis / coll.Repérages

« Damoclès », c’est le nom d’une agence de sécurité qui propose ses services aux très grosses fortunes. Le personnel est trié sur le volet, ce sont des professionnels aguerris. Leur expertise est à la hauteur des missions qui leurs sont confiées. La protection des grands de ce monde n’est pas chose aisée. Leurs détracteurs sont légions. Les jaloux, les voyous attisés par la convoitise. Leurs ennemis avérés ou potentiels usent de stratégies développées et disposent de moyens considérables. Ely est une jeune femme aux ressources insoupçonnées. Elle a une capacité d’adaptation et de réaction hors du commun. De plus, elle est intelligente et jolie. Ces collègues de l’agence Damoclès sont principalement des hommes, ce qui n’est pas toujours facile à gérer. La nature humaine est ainsi faite qu’il y a forcément des attirances qui naissent, avouées ou non. L’agence Damoclès assure la protection du fils d’un important homme d’affaire. Un groupe de terroristes a pris pour cible ce magnat de l’armement. Ils disposent d’impressionnants moyens logistiques. Cette intrigue bien ficelée et surprenante échappe avec brio aux poncifs du genre, misant sur des personnages sensibles, à la personnalité réaliste. Une BD d’une très grande crédibilité « La rançon impossible », deuxième tome de « Damoclès » par Henriet et Callède, aux éditions Dupuis, collection Repérages.


BD commentée par Marc Descornet

 

07:00 Écrit par Marc Descornet - La BD en Bulles dans Commentaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dupuis, henriet, callede, reperages, damocles, la rancon impossible |  Facebook |

29/04/2009

Pour une poignée d’électeurs / Mister President, T.5 / Clarke / Le Lombard

Imaginez que le Président des Etats-Unis serait un abruti fini et qu’il nous gratifie de quelques truculentes bévues tout au long de son mandat à la Maison Blanche. Pas besoin de chercher bien loin ni de s’adonner à des efforts intellectuels pour trouver un tel modèle. On sort d’en prendre. Eh bien, Clarke a réussi à créer un personnage encore plus con. Incroyable ! Mais vrai ! Ce cinquième tome de « Mister President » pousse encore plus loin le délire du chef d’état le plus influent de la planète. Le président puise ses bonnes idées pour diriger le monde de sources variées, telles que, pourquoi pas, les bandes dessinées. Parmi ses lectures favorites, pour autant qu’il tienne le livre à l’endroit, il y a un certain Chuck Norris. Chuck Norris est un maître en arts martiaux. Sa spécialité, c’est le roulé-boulé. Nous aurons l’occasion d’en admirer quelques démonstrations très à-propos. Car Mister President fait appel à cette sommité en matière de négociations diplomatiques pour résoudre d’épineux problèmes. Toujours très inspiré, Mister President invite Sarkozy et Carla Bruni au mariage de sa fille. La cérémonie va tourner au burlesque scabreux dans l’indignation générale. Soulignons l’extraordinaire maîtrise de soi de son conseiller personnel, contraint de le suivre partout et de rattraper les pires situations. « Pour une poignée d’électeurs », cinquième tome de « Mister President », par Clarke, aux éditions Le Lombard.


BD commentée par Marc Descornet

07:00 Écrit par Marc Descornet - La BD en Bulles dans Commentaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : clarke, le lombard, mister president, pour une poignee d electeurs |  Facebook |

28/04/2009

Oiseau noir / Redemption, T.1 / Bec, Mottura / Dupuis

Cet album commence brutalement par un assassinat. Le meurtrier, c’est Chogan Tomkins, un homme que l’on retrouve sur une route désertique comme en trouve seulement aux Etats-Unis. C’est sur cette route interminable qu’il rencontre Britanny, une jeune femme avec qui il va poursuivre son chemin. Alors que la charmeuse lui pose des questions à foison, ils arrivent dans la petite ville perdue de Death or Redemption. L’accueil est plutôt froid. Les citoyens n’aiment visiblement pas les étrangers. D’ailleurs, ils ne semblent pas tellement s’apprécier les uns les autres non plus, malgré une mystérieuse cohésion bien réelle. On dit que l’enfer, c’est les autres. Chogan va vite se rendre compte qu’il n’est pas possible de quitter Death or Redemption. Il y a comme une force invisible qui l’interdit. Cet univers clos peuplé de gens typés rappelle l’une ou l’autre référence, notamment la série « The Prisoner » de Patrick Mc Gohan. Le thème de l’individu isolé prisonnier d’un lieu habité et libre de ses mouvements jusqu’à des limites infranchissables. Le récit est bien construit même s’il ne réussit pas pleinement à susciter une vraie passion, par un certain manque d’originalité. Souhaitons que la suite nous réserve un développement plus fouillé car il y a indéniablement un potentiel dans ce qui est installé. « Oiseau noir », premier tome de « Redemption », par Bec et Mottura, aux éditions Dupuis.


BD commentée par Marc Descornet

07:00 Écrit par Marc Descornet - La BD en Bulles dans Commentaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dupuis, bec, mottura, redemption, oiseau noir |  Facebook |

27/04/2009

Monsieur, frère du Roi / Loïs, T.4 / Weber, Pâques, Martin / Casterman

Loïs Lorcey est un sujet de sa majesté le Roi Louis Quatorze, surnommé le Roi Soleil. Il est entré à la cour en tant que peintre et s’est distingué à bien des égards, notamment lors de missions à l’étranger, en Louisiane, aux Pays-Bas et en Afrique. Cette fois, c’est au cœur du Royaume de France que Loïs devra s’illustrer. Des rumeurs dérangeantes courent autour de la personnalité du frère du roi, le Duc d’Orléans. Une servante a été empoisonnée, ce qui relance la polémique sur l’affaire des poisons. Des empoisonnements à répétition avaient focalisé l’attention pendant des années. Cette résurgence au sein du palais entache la réputation de la famille royale. Le Roi confie donc à Loïs la mission d’infiltrer l’équipe d’artisans qui tapissent et peignent les appartements de Monsieur, son frère. Loïs éveille la suspicion et s’attire les foudres des autres décorateurs qui n’aiment pas ses allures de fouineur. Malgré les obstacles, Loïs va mettre au jour un complot sordide, ourdi par des ennemis extérieur. Ce récit très classique tient admirablement la route et s’inscrit parfaitement dans l’esprit de l’univers Martin. Le scénario de Patrick Weber est bien huilé et soutenu avec finesse par le dessin précis de Olivier Pâques qui rend Versailles dans toute sa splendeur passée. « Monsieur, frère du Roi », quatrième tome de « Loïs », par Weber, Pâques et Martin, aux éditions Casterman.

 

BD commentée par Marc Descornet

07:00 Écrit par Marc Descornet - La BD en Bulles dans Commentaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : paques, martin, weber, casterman, monsieur, frere du roi, lois |  Facebook |

26/04/2009

Black Op, T.5 / Desberg, Labiano / Dargaud

En juin mille neuf cent quarante cinq, alors que la seconde guerre mondiale venait de s’achever, une autre guerre commençait, plus sournoise, une guerre larvée qui a opposé deux géants, les deux vainqueurs qui ont terrassé les nazis. C’est en effet le début de la guerre froide qui a fait tremblé le monde sous la menace des arsenaux nucléaires des Etats-Unis et de l’Union Soviétique, aujourd’hui démantelée. L’une des toutes premières victimes de cette guerre, c’est le père de Floyd Whitman, celui-ci s’est alors engagé dans les services de la C.I.A. Sa première mission, c’est en Inde que Floyd l’a accomplie. Elle ne l’aura pas laissé indemne. C’est là qu’il prend conscience de la complexité du monde et des inévitables concessions, notamment avec la mafia russe. Un large réseau d’influences entraîne Floyd et son ami Trent Jackell. Ce dernier devient un homme politique important. Un esprit de compétition a toujours dominé les relations amicales de Floyd et Trent, entachées de trahisons. L’heure est venue pour eux de régler leurs comptes. Servi par un graphisme élégant, réaliste avec une touche caricaturale savamment distillée, cette histoire d’espionnage dense et captivante démarre fort. Aux commandes de ce récit tendu, un duo d’auteurs qui a fait ses preuves : Stephen Desberg et Hughes Labiano. Le cinquième tome de « Black Op » est paru aux éditions Dargaud.


BD commentée par Marc Descornet

07:00 Écrit par Marc Descornet - La BD en Bulles dans Commentaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dargaud, desberg, labiano, black op |  Facebook |

25/04/2009

Désillusion / Le Cycle d’Ostruce, T.3 / Pona, Dubois / Le Lombard

Nous suivons le périple de Ajjer, une Drack, c’est-à-dire un être hybride à l’apparence humanoïde. Ajjer est en situation de faiblesse. Elle est pourchassée par l’armée pour avoir subtilisé l’œuf impérial de Russie. Pour s’emparer de cet œuf, Ajjer a commis un massacre. C’est un peu dans sa nature de Drack. D’autres personnages humanoïdes dénatures vont faire leur apparition dans cet album. Ajjer et ses compagnons trouvent refuge dans un sanatorium à l’architecture bizarroïde L’atmosphère oppressante et l’attitude inquiétante du personnel médical vont se concrétiser en un affrontement sanglant. Cette histoire balance entre fantastique et aventure historico-politique. Le style graphique s’affine d’album en album. Même si des erreurs surviennent de-ci de-là, la consistance des personnages et le grandiose des décors ont de quoi charmer le lecteur. Ajoutez à cela une indéniable prouesse sur le travail des couleurs qui soutient admirablement le récit. Ce que veulent nous dire les auteurs reste un tantinet mystérieux. Ils développent une intrigue dans le contexte impérial russe dont l’empereur serait un dragon. Toute la famille a été massacrée sauf un œuf dont le destin s’annonce chaotique. Ces événements sont une référence évidente quoique obscure au massacre des Romanov et à l’hypothétique rescapée Anastasia. « Désillusion », troisième tome du « Cycle d’Ostruce » par Pona et Dubois, chez Le Lombard.


BD commentée par Marc Descornet

07:00 Écrit par Marc Descornet - La BD en Bulles dans Commentaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pona, dubois, le lombard, desillusion, le cycle d ostruce |  Facebook |

24/04/2009

El Cobra / Durango, T.15 / Swolfs, Girod / Soleil

Durango avait nourri des espoirs de rengainer définitivement son arme de tueur professionnel et de fonder famille. Mais il était écrit qu’une existence paisible ne serait pas pour lui. Sa confrontation avec la Lawrence Mining Company avait annihilé ses rêves dans un bain de sang. Nous retrouvons Durango à Leadville à la recherche du commanditaire du meurtre de sa chère et tendre. Une haine féroce alimente sa vengeance. Il est sur la trace de ce fameux Lawrence. Un autre tueur poursuit le même lièvre, motivé par le gain. El Cobra, c’est son surnom, prétend se mesurer à Durango. Il exhibe deux pistolet dernier cri, prétendument plus performants que celui de Durango. Le duel qui s’annonce, et qui clôt magnifiquement cet album, donne la pleine mesure du talent de metteur en scène de Girod. Ce dessinateur reprend le dessin de la série avec un brio exceptionnel, fidèle au style de Swolfs et excellent dans le rendu des ambiances western spaghetti. Le lecteur respire la poussière et l’odeur de poudre à plein nez. Les variations de rythme sont soignées, un élément primordial dans le rendu des tensions latentes et des scènes de fusillades rapides. Durango boucle à nouveau son ceinturon de fine gâchette, comme un terrible destin qu’il doit assumer jusqu’au bout, pour notre plus grand plaisir. Un somptueux album : « El Cobra », quinzième tome de « Durango », par Swolfs et Girod aux éditions Soleil.


BD commentée par Marc Descornet

07:00 Écrit par Marc Descornet - La BD en Bulles dans Commentaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : el cobra durango, t 15 swolfs, girod soleil |  Facebook |