28/04/2009

Oiseau noir / Redemption, T.1 / Bec, Mottura / Dupuis

Cet album commence brutalement par un assassinat. Le meurtrier, c’est Chogan Tomkins, un homme que l’on retrouve sur une route désertique comme en trouve seulement aux Etats-Unis. C’est sur cette route interminable qu’il rencontre Britanny, une jeune femme avec qui il va poursuivre son chemin. Alors que la charmeuse lui pose des questions à foison, ils arrivent dans la petite ville perdue de Death or Redemption. L’accueil est plutôt froid. Les citoyens n’aiment visiblement pas les étrangers. D’ailleurs, ils ne semblent pas tellement s’apprécier les uns les autres non plus, malgré une mystérieuse cohésion bien réelle. On dit que l’enfer, c’est les autres. Chogan va vite se rendre compte qu’il n’est pas possible de quitter Death or Redemption. Il y a comme une force invisible qui l’interdit. Cet univers clos peuplé de gens typés rappelle l’une ou l’autre référence, notamment la série « The Prisoner » de Patrick Mc Gohan. Le thème de l’individu isolé prisonnier d’un lieu habité et libre de ses mouvements jusqu’à des limites infranchissables. Le récit est bien construit même s’il ne réussit pas pleinement à susciter une vraie passion, par un certain manque d’originalité. Souhaitons que la suite nous réserve un développement plus fouillé car il y a indéniablement un potentiel dans ce qui est installé. « Oiseau noir », premier tome de « Redemption », par Bec et Mottura, aux éditions Dupuis.


BD commentée par Marc Descornet

07:00 Écrit par Marc Descornet - La BD en Bulles dans Commentaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dupuis, bec, mottura, redemption, oiseau noir |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.