13/10/2010

Hommage à André GEERTS

"Mamy blues", le dix-huitième tome de « Jojo » sera dédicacé par vingt-sept auteurs, amis d'André Geerts. Ils lui rendent ainsi un hommage extraordinaire.

Il s'agit là d'un événement tout à fait exceptionnel puisque jamais des auteurs de bande dessinée ne se sont réunis pour dédicacer dans un seul album d'une série qui n'est pas la leur.

Le mardi 27 juillet, André Geerts nous quittait des suites d’une pénible maladie, comme on dit.

Son décès prématuré a été ressenti avec énormément d’émotion par l’ensemble de la profession. Parce que André faisait l’unanimité tant par sa personnalité que par son talent.

Cette émotion s’est notamment traduite dans le journal de Spirou où pas moins de 66 auteurs lui ont rendu hommage dans le numéro 3778 du 8 septembre 2010.

A présent, “Mamy Blues”, le tome 18 de « Jojo » sort en librairie et André n’est pas là pour le voir.

Les éditions Dupuis  organisent un certain nombre de séances de dédicaces où les amis d’André, également auteurs de bande dessinée, le remplacent auprès de son public. Près de 30 auteurs ont répondu avec enthousiasme à cette proposition et signeront exclusivement dans le tome 18 de Jojo.

 

Les séances de dédicaces auront lieu dans plusieurs librairies à Bruxelles, Namur et Liège:

Mercredi 20 octobre de 16h à 18h chez Multi BD  : Sergio Salma – Alain Jansen – Renaud Collin et René Follet  

Mercredi 20 octobre de 16h à 18h chez Slumberland 1 CBBD  : Bom, Thierry Bouüaert,  Christian Darasse  et Frank Pé

Mercredi 20 octobre de 16h à 18h chez Slumberland 4 Uccle : Bercovici, Lucien de Gieter, Daniel Kox - Philippe Tome

Mercredi 20 octobre de 16h à 18h chez Slumberland 6 Liège : Clarke, Denis Lapière, Laudec, Olivier Saive et François Walthéry

Jeudi 21 octobre de 16h30 à 18h30 chez Slumberland 2 Woluwé : De Brab, Olivier Grenson et Philippe Wurm

Jeudi 21 octobre de 16h30 à 18h30 chez Slumberland 5 Namur : Antonio Lapone, Virginie Vertonghen et Stédo

Samedi 23 octobre de 16h à 18h chez Slumberland 6 Liège : Stephan Colman, Marc Hardy, Gazzotti et Peral

 

 

Librairie Multi BD : 122-128 boulevard Anspach  à 1000 Bruxelles, T 02/513 72 35 - info@multibd.com

Slumberland 1 – CBBD : Rue des Sables 20 à 1000 Bruxelles,T 02/219.58.01  - tome1@slumbybd.com

Slumberland 2 : Rue st Lambert 131 à 1200 Woluwe-Saint-Lambert, T 02/771.72.78 -  tome2@slumbybd.com

Slumberland 4 : Chaussée de Waterloo 752 à 1180 Uccle, T 02/648.04.40  - tome4@slumbybd.com

Slumberland 5 : Rue de l'Ouvrage 16 à 5000 Namur, T 081/22 76 74 - tome5@slumbybd.com

Slumberland 6 : Rue des Dominicains 24, à 4000 Liège, T 04/223 55 01  - tome6@slumbybd.com

21:18 Écrit par Marc Descornet - La BD en Bulles dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : andré geerts |  Facebook |

27/07/2010

Décès d'André Geerts

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André Geerts, l’auteur de Jojo, est décédé ce mardi 27 juillet 2010, à 54 ans, des suites d’une pénible maladie.

La BD en Bulles présente ses plus sincères condoléances à sa famille, à ses proches, à ses amis. Cet homme d’une humilité et d’une gentillesse remarquables nous manquera énormément.

André Geerts était le papa de Jojo, gamin attendrissant désormais orphelin.

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L’album n°13 de Jojo « Une pagaille de dieu le père » avait remporté le prix de la BD sociale (Carolus Quintus) en 2004. La qualité de cet album tient notamment à sa simplicité narrative et à son extraordinaire sincérité, cocktail qui donne force à un propos faussement innocent, soulevant gentiment des questions de portée métaphysique.

Chaque aventure de Jojo, derrière des thèmes d’apparence naïfs, traite imperceptiblement des sujets hautement sensibles qu’André Geerts amenait avec une finesse incomparable.

D’une densité rare, ces albums remarquables enchantent les lecteurs de tous âges par la justesse qu’ils recèlent et le travail méticuleux qu’ils exigent.

 

Les aventures de Jojo ont conquis les lecteurs de tous âges par leur fraîcheur et leur grande sincérité. A 54 ans, André Geerts était resté un grand bambin. Avec Sergio Salma, il lança également la série "Mademoiselle Louise", une pauvre petite fille riche dont les rares apparitions découlent du même filon de tendresse graphique que son charmant Jojo. Maîtrisant aussi bien le noir et blanc que les couleurs, André Geerts s'est construit un style personnel où se mélangent émotion et ironie, amitié et joies simples. Rarement un auteur aura autant ressemblé à son univers : généreux, sensible, timide et modeste.

Mais, au-delà des histoires et des images qu’il nous a laissées et qui continueront longtemps à nous mettre le cœur en joie, c’est avant tout l’homme que l’on regrettera, son extraordinaire esprit d’enfance, sa préoccupation des autres et la chaleur de son accueil vis-à-vis de chacun. Car André Geerts n’était pas seulement un énorme artiste mais également un être d’exception.

Né le 18 décembre 1955 à Bruxelles, André Geerts aurait pu être pâtissier, pharmacien, parolier, joueur professionnel de tennis ou vainqueur du Tour de France. Heureusement pour nous tous, il a préféré se consacrer à la bande dessinée.

Sorti de l’Institut Saint-Luc, comme bien d’autres artistes locaux, il publie sa première planche en 1974 dans LE SOIR-JEUNESSE et envisage une carrière dans le dessin de presse.

C’est le journal SPIROU qui lui ouvre presque aussitôt ses portes, le rodant à l’animation de rubriques (“La Petite chronique vénusienne”, sur scénario de Jean-Marie Brouyère), aux histoires complètes et aux cartoons. Ces derniers seront édités en deux volumes (“Bonjour, monde cruel” et “Bonsoir, monde cruel”) vingt ans plus tard en 1996 et réédités en intégrale en 2008, sans avoir pris une ride.

En 1983, il crée Jojo, la série qui le rendra célèbre, toujours chez Dupuis. Il dessine, sur un scénario de Pierre Le Gall, "Jabert contre l'adversité", en 1990 chez Delcourt Avec Sergio Salma, André Geerts lancera en 1993 la série “Mademoiselle Louise » qui a été éditée d’abord chez Casterman, puis chez Dupuis.

André Geerts a reçu une vingtaine de prix dont

- 1994 : Prix œcuménique de la BD à Angoulême pour le tome 1 de “Mademoiselle Louise” ;

- 1997 : Grand prix de la ville de Durbuy pour “Monde Cruel” ;

- 1998 : Crayon d’or de la ville de Bruxelles attribué par la Chambre Belge des Experts en Bandes Dessinées ;

- 2004 : Prix de la BD sociale (Carolus Quintus) attribué lors du festival de Ganshoren, pour le tome13 de Jojo « Une Pagaille de dieu le père » ;

- 2007 : Prix des lecteurs jeunesse  au festival de Vaison-La-Romaine pour “Jojo vétérinaire”,  le 17e album de la série.

 

Le 18e album de Jojo “Mamy Blues” sortira le 1er octobre.

 

 

Adieu l'artiste !

P***** de Monde cruel

 

 

19/07/2010

R97, les hommes à terre / Cailleaux, Giraudeau / Casterman

Bernard Giraudeau est décédé des suites d'un cancer ce samedi 17 juillet 2010 à Paris.

En hommage à ce grand homme aux multiples talents, La BD en Bulles vous propose de découvrir cette BD tirée d'un de ses romans, avec pour sujet la mer et les marins, la grande passion de Bernard Giraudeau.

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Bernard Giraudeau n’était pas seulement un acteur, comédien et réalisateur de talent. Il était aussi un romancier au baggage consistant, capable d’un travail d’écriture fouillé, attachant, intense. C’est le cas avec cette BD dessinée par Christian Cailleaux d’un trait hâché et dur, aux couleurs expressives, à l’image de l’univers auquel il donne vie, celui des marins. C’est un monde à part que celui des marins. Leur vie ne leur permet pas de se fixer. Ce sont des nomades, forcés de partager un espace confiné avec les autres, pendant des mois, des années, toute une vie. L’enfer décrit par Sartre ! Lors des escales, sur des rivages aux quatre coins du monde, les marins deviennent des hommes à terre. Là, ils se donnent une bouffée d’oxygène, vivent des passions éphémères qui rejoignent le cliché d’ « une fille dans chaque port ». Mais cette non-permanence est indispensable à leur équilibre. Elle leur permet de tenir le coup, elle est d’ailleurs leur raison de vivre. Parfois, elle est la raison de leur mort. Dans cet album touchant, nous suivons le parcours initiatique d’un jeune marin qui n’a pas connu l’amour, ni la haine. L’amour, c’est une jeune fille d’un paradis sur terre qui va le lui offrir. la haine, ce sont ses camarades qui vont la lui faire goûter. Un récit beau et envoûtant, un voyage introspectif aux horizons du monde : « R97, les hommes à terre », par Cailleaux et Giraudeau, aux éditions Casterman.

 

BD commentée par Marc Descornet

 

11:00 Écrit par Marc Descornet - La BD en Bulles dans Actualité, Commentaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : r97, les hommes à terre, cailleaux, giraudeau, casterman, bernard giraudeau |  Facebook |